Jacqueline Mériaudeau : CARMEN

(Éditions du Signal)
Communiqués à disposition de la presse et photos

Carmen :

L’honneur de l’Éducation Nationale

Arrière-petite-fille d’immigrants espagnols, née en 1911 dans une famille pauvre de Vendée, Carmen a été retirée de l’école à l’âge de 11 ans, parce que c’était une fille. Son père, ferrailleur, la destinait à la « chine », le colportage.

Élève prometteuse, elle a toute sa vie amèrement regretté de n’avoir pu aller jusqu’au Certificat d’Études, et s’est promise d’offrir à ses enfants des études supérieures, si possible l’École Normale, puisqu’elle-même avait été privée de scolarité.

C’est le parcours bouleversant de cette femme remarquable que décrit sa fille dans un livre revisitant le XXe siècle « à la Lelouch » (Les Uns et les Autres), mais vu du bas. D’un bas qui s’est d’ailleurs progressivement élevé, puisque Carmen a pu offrir des études supérieures à ses huit enfants, dont six sont passés par… l’École Normale.

De Luçon, en Vendée, jusque dans le Bugey au sud de l’Ain (est de la région Auvergne-Rhône-Alpes), en passant par Lausanne, la Côte-d’Or et Montréal, l’auteure retrace dans un style vif et avec talent la vie de sa mère, de 1911 à 2004. Le livre d’une femme sur une femme, que les hommes liront avec émotion ! (Jacqueline Mériaudeau : « Carmen », Éd. du Signal).

Jacqueline Mériaudeau, une écrivaine à la plume affirmée

Avec Carmen, son premier ouvrage publié, Jacqueline Mériaudeau restitue le XXe siècle, de 1911 à 2004.

Tout à la fois exercice difficile et épreuve initiatique, car il s’agit de l’histoire de sa mère, l’auteure restitue dans cette saga le vocabulaire propre à chacune des époques du XXe siècle, avec un style authentique. Elle fait le choix du flux de conscience dans un style dépouillé, associé ci et là à un mélange original de langue parlée (Carmen enfant en particulier).

L’auteure nous invite ainsi à une traversée du siècle à la Lelouch dans Les uns et les autres ou Pasternak (Dr. Jivago), mais au ras des petites gens. Ce livre accompagne son lecteur dans un voyage à travers le temps, visitant nos propres origines, celles dont nos parents ou grands-parents ont omis de nous parler, parfois parce que nous avons omis de leur poser la question. Au fil des pages, Jacqueline Mériaudeau arrive même à faire résonner en nous, ci et là, des airs connus sans même les évoquer, tels Les trois cloches ou Lili Marleen. (Carmen, Éd. du Signal).


Carmen, citoyenne de Brégnier-Cordon, met

Le Bugey à l’honneur

C’est à Brégnier-Cordon dans le Bas-Bugey que Carmen, fille d’une famille pauvre de Vendée est arrivée, âgée d’à peine plus de vingt ans, avec Marcel, son mari, et sa première fille, au début des années trente du siècle dernier. Pendant près de 80 ans, elle y a construit sa vie.

Carmen, élève brillante retirée de l’école à onze ans et destinée à la « chine » par son père, ferrailleur, a amèrement regretté de ne pouvoir faire des études et s’est promise d’en offrir à ses enfants. Tout n’était pas gagné d’avance pour Carmen et son mari Marcel sur qui est passée la crise des années trente, puis la seconde guerre mondiale.

Pourtant, la famille s’est progressivement agrandie à huit frères et sœurs, et à force de courage et de ténacité, Carmen et son mari ont pu offrir à leurs enfants les études qu’ils voulaient faire, d’ailleurs pas toujours en conformité avec les désirs de leur mère : celle-ci, frustrée de n’avoir pu aller jusqu’au Certificat d’Études, rêvait de voir tous ses enfants rejoindre l’Éducation Nationale en passant par Schola Norma, l’École Normale. La plupart suivirent effectivement ce chemin, mais à la surprise de Carmen, deux de ses fils choisissent une voie différente : études d’ingénieur, ou commerciales. L’un d’eux, professeur à l’Université de Lyon, devint par la suite Maire sans étiquette et apprécié de Brégnier-Cordon, pendant 37 ans.

C’est cette aventure passionnante, se déroulant en grande partie dans le Bas-Bugey que nous conte dans un style vif sa fille Jacqueline Mériaudeau, elle aussi née à Brégnier-Cordon, dans un livre qui vient de paraître : « Carmen » (Éd. du Signal).

Sociologie : dans Carmen, Jacqueline Mériaudeau évoque

L’évolution sociale malgré tout

Dans une saga dont il est difficile de s’arracher avant la dernière page, Jacqueline Mériaudeau offre un témoignage sur la vie au XXe siècle, à travers les espoirs, les échecs et aussi les réussites, dans l’évolution sociale de ces familles auxquelles on ne pose jamais de questions, et qui pourtant ont tant à dire. Avec un style affirmé, l’auteure donne la parole à l’une d’elles, de la naissance de Carmen au début du siècle dernier jusqu’à son départ en 2004.

Native de Vendée, Carmen (sans relation avec l’opéra de G. Bizet : elle reçut son prénom en référence à sa grand-mère espagnole), est née à Luçon en 1911 dans une famille pauvre, dont petite, le père était parti à - puis revenu de - la guerre. À l’âge de onze ans, élève pourtant prometteuse, son père lui refuse de poursuivre sa scolarité, parce que c’est une fille. Malgré les difficultés auxquelles sont confrontées les familles de condition modeste, Carmen a progressé dans la vie, donnant naissance à 8 enfants (qui eux, ont fait des études).

De la Vendée au Bas-Bugey (Ain, est de la région Auvergne-Rhône-Alpes), le parcours de Carmen à travers la moitié de la France est aussi un périple initiatique : quel que soit le milieu dont nous sommes issus, il y a un peu de « Carmen » en chacun de nous. (Carmen, Éditions du Signal)


Une page de microhistoire française

Un ouvrage vient de paraître, « Carmen », qui révèle une page de l’histoire française, à travers l’étude détaillée d’un personnage tout au long de sa vie, de 1911 à 2004.

Sur les traces des historiens Ginzburg et Levi, cette saga propose une histoire du XXe siècle vue du bas, dans la vision des petites gens, en suivant le destin particulier de « Carmen ». Foisonnant de détails exposés dans le respect du langage propre à chaque génération successive, ce livre offre une véritable expression de microhistoire française.

Carmen est née en Vendée au début du siècle dernier et bien qu’élève prometteuse, elle est retirée de l’école à l’âge de onze ans, par son père, ferrailleur un peu fruste, qui la destine au colportage. Malgré cette privation, Carmen progressera dans la vie, et mettra au monde huit enfants qui feront, eux, des études. Carmen nous quittera dans le département de l’Ain où elle s’était installée avec son mari, à l’âge de 93 ans.

Rédigé d’une plume vive, cet ouvrage bouleversant est d’une lecture facile, et attachante : le lecteur est emporté de la première à la dernière page du livre par l’envie impérative de découvrir la suite, sans faire la moindre pause. (J. Mériaudeau, Carmen, Éd. du Signal).


Le 8 mars, Journée de la Femme, sort en librairie

« Carmen », le trajet d’une femme d’exception

Issue d’un milieu pauvre, Carmen a, de 1911 à 2004, traversé le XXe siècle, et mené sa famille avec une volonté hors du commun et malgré une adversité de tous les instants au statut de la classe moyenne.

« Carmen », c’est le XXe siècle vu d’en bas, traversé par l’héroïne de ce récit (Carmen a existé). Privée dès l’âge de onze ans d’une scolarité qui s’annonçait brillante, par son père ferrailleur qui la destinait au travail, autrement dit à la vente au porte-à-porte, Carmen saura avec ténacité et parfois une bonne dose de culot (elle n’avait pas sa langue dans sa poche), progresser et construire une vie digne, pour elle et les siens.

Il arrivait que la foi l’aide, mais la sienne : « elle, ce qu’elle cherchait c’était une relation à la carte avec Dieu, pas imposée ni cadencée par le prêtre [...] Elle avait certes une pratique un peu erratique mais le curé ne pouvait remettre en cause sa foi, il devrait donc s’y faire ! »

À une époque où tant de femmes (et d’hommes) construisent une carrière, Carmen démontre que c’est possible, sans renier par opportunisme ses convictions, et même parfois en les manifestant très fort !

D’une plume alerte et avec une disposition typographique rompant occasionnellement avec le conformisme, Jacqueline Mériaudeau conte dans un style vif une histoire dont il est, après quelques pages déjà, difficile de se détacher : celle de Carmen. Le hasard du calendrier de distribution fera sortir le livre en librairie le 8 mars, Journée de la Femme, bel hommage du destin à une femme d’exception. (Carmen, par J. Mériaudeau, aux Éditions du Signal).


À propos de l’auteure :

Née dans le Bas-Bugey (Ain) en 1942, Jacqueline MÉRIAUDEAU a vécu en France, au Québec et à Tahiti. C’est dans le Pacifique qu’elle a rédigé divers récits et nouvelles, dont « Carmen », la saga d’une vie, livre entrepris dix ans après le décès de sa mère. Elle considère que l’éloignement du lieu de l’action a été une condition enrichissante pour écrire avec le détachement nécessaire.

Depuis peu, Jacqueline MÉRIAUDEAU est rentrée en France, dans le Bugey (au sud de l’Ain). Historienne de formation, elle est également auteure ou coauteure de plusieurs ouvrages dans sa discipline. « Carmen » est le premier récit de l’auteure à être publié.


PHOTOS

Deux modèles de photos sont disponibles, l'une de l'auteure et l'autre de la page de couverture, en différents formats exposés ici: Carmen, photos.

L'éditeur fournit volontiers et sans engagement ces documents dans d'autres formats techniques.



VOIR AUSSI :

CARMEN, le livre

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